Intrigues dans le Reikland #1

Compte rendu de la première partie de la campagne Les confins de l’empire, pour Warhammer, le jeu de rôle fantastique.

La partie s’est jouée le 14/08/2016. Ce jour là, se trouvaient à table : David (Franz),  Frédéric (Karl),  Jérôme (Hans)

Une élection mouvementée

Un triste matin

Le jour se lève à peine sur Flussberg, un petit village du Reikland fiché sur les contreforts est des montagnes grises, et la pluie s’invite déjà sur cette communauté rurale déjà malmenée par des récoltes capricieuses.
Franz, métayer du village, embauche à plein temps deux employés agricoles et leurs familles dans le corps de ferme familial qu’il a repris après la mort de son père.

Son frère Karl, lui, a refusé de reprendre les affaires familiales laissant Franz exploiter depuis plusieurs années maintenant les terres du Graf Von Jungfreud. Mais les terres ne sont qu’en métayage et le graf prélève chaque année, un minimum correspondant à la moitié de la consommation annuelle d’un homme. 
Les récoltes dernières ont été très mauvaises et ont tout juste permis de faire vivre la maisonnée et payer les deux employés de la ferme. Les réserves ont été entamées durant l’hiver pour pouvoir subvenir aux besoins usuels et la situation ne semble pas s’améliorer avec ce printemps qui tarde à venir. Il va falloir trouver une solution…

Pendant ce temps, à une ou deux heures de marche de là, sur la route de Messingen, la ville voisine, dans le sanctuaire de Morr où vivent le vieux prêtre Gunthar Vault, et son initié Hans, le vieux Gunthar est malade depuis plusieurs semaines et son état empire de jour en jour.
C’est mal en point que Hans le retrouve ce matin là, visiblement le vieux prêtre est tombé de son lit et ne tiendra plus bien longtemps. Hans, tâchant de rendre ces derniers instants les moins pénibles possibles reste à ses côtés pour répondre à ses besoins.

Pendant toute la matinée, le jeune Hans s’affaire ainsi à préparer le corps de son vieux mentor et à régler les affaires urgentes, notamment la rédaction d’un courrier pour les prêtres de Morr d’Übersreik accompagné des recommandations de Gunthar. Mais en triant ses papiers Hans découvre un compartiment secret dans le bureau du vieux prêtre défunt. Dans ce compartiment qui fait la taille d’un petit tiroir il découvre un tas de lettres écrites en langue classique mais le texte est probablement codé et il lui est impossible de le déchiffrer. Il y trouve aussi un étrange document rempli de traits mais qui pourrait bien être une carte, sans pouvoir en comprendre le sens. Il décide donc de garder la carte avec lui mais de laisser les lettres là où il les a trouvées. Il pense trouver des réponses au village auprès de chasseurs ou de tout autre individu susceptible de comprendre quelque chose à cette carte.

Le vieux Wolfart et le loup

Au même moment, Karl, frère de Franz, l’un des chasseurs du village, retrouve sur le chemin du retour le vieux Wolfart, le plus vieux trappeur du village. Le vieux Wolfart est un orphelin récupéré à l’époque par Gunthar Vault après la mort de ses parents dans un raid de peaux-vertes. Régulièrement il est porté au mieux disparu, et au pire pour mort, car il est capable de partir pendant plusieurs jours sans donner de nouvelles et de resurgir quand il n’y a plus d’espoir. Ce matin là il apparaît les traits tirés, empestant, derrière un buisson tirant derrière lui un énorme loup, d’une taille jamais vu par Karl. Son récit est édifiant : il a été missionné par des habitants de Messingen pour traquer un ou plusieurs loups qui ont attaqué et décimé leurs troupeaux. Il s’avère qu’un spécimen hors du commun était l’auteur d’un de ces massacres. Il l’a traqué jusque dans les hauteurs des montagnes et l’a tué. Cela lui a pris plus d’une semaine mais il l’a eu après de longues journées d’attente face à sa tanière.

La confession de Franz

Au même moment Franz va chercher auprès d’Adolphus Tiermann, prêtre de Sigmar, un réconfort et des réponses aux mauvaises récoltes. Soucieux, il confie au prêtre ses difficultés du moment, les mauvaises années mais aussi ses penchants inavoués, notamment une certaine attirance pour sa soeur.

La confession passée, le prêtre lui confie que d’autres membres du village connaissent de grandes difficultés, notamment le vieux Tobie qui cultive des terres lui aussi. Il lui propose de aussi de consulter Herbert Lansmann, un autre agriculteur descendant d’une longue lignée de paysans du coin, qui, d’après Adolphus, nourrit des ambitions pour le poste de chef du village et a un vrai programme en tête pour résoudre les difficultés actuelles.

Friederich se met à table

Karl, lui, intrigué par l’histoire du vieux Wolfart, a décidé de prendre le pouls de la situation auprès des paysans qui habitent la frontière du village. Il souhaite savoir si d’autres cas similaires (animaux anormalement grands, attaques ou rapines, etc..) ont été recensés. Il commence par aller voir Friederich, qui habite à plusieurs centaines de mètres en retrait du village.

L’homme est un peu bourru et est un peu surpris de voir débarquer le garde chasse. Peu inquiet de la recrudescence d’animaux sauvages à la lisière il est en revanche plus préoccupé par le manque de rendements des terres. Il semble désespéré et nourrit des idées noires. La discussion dérive vite vers les solutions proposées et notamment celle du vieux Wolfart qui veut construire une tour de guet sur les propres deniers des paysans. Friederich est plus que sceptique mais pense néanmoins que le village serait moins en difficulté si il était moins isolé et mieux protéger. Il est envieux des terres se situant de l’autre côtés de la rivière et qui, d’après lui, bénéficient d’une aide logistique du Graf pour l’exploitation des terres.

Il conseille ensuite à Karl d’en parler à Herbert qui, lui, saura lui expliquer les tenants et aboutissants, et notamment lui en dire plus sur les aides apportés aux paysans par le Graf. 

Une rencontre au sommet

Herbert s’est rendu chez Eckart Hummels, l’actuel chef du village, car c’est ce soir que les prétendants à la succession d’Eckart se présentent. Franz et Karl se rendent donc au village aussi et y retrouvent Hans ainsi qu’une tablée de villageois bien connus.

Eckart hummels préside ainsi une assemblée composée de Viktor Krauss, le commerçant du village, en contact avec les membres d’Übersreik et des villes environnantes et qui gère la vente et l’achat des différentes denrées ; du vieux Wolfart ; Johann Weiss, le forgeron ; Wilhelm, l’aîné des deux patrouilleurs ruraux et enfin Lothar.

La soirée commence par des mondanités et quelques nouvelles générales du village notamment la mort de Gunthar, annoncée par Hans. Ensuite Eckart prend la parole et annonce solennellement qu’il ne compte pas se représenter comme chef du village. La charge est devenue trop pénible et il pense que les événements actuels demandent une personne nouvelle et un élan du même métal. Il se tiendra à la disposition du successeur désigné pour l’aider dans sa nouvelle tâche.

De fait, la non candidature d’Eckart entraîne une situation rare dans le village qui va aboutir à une désignation dont le principe reprend les bases d’une élection classique. Des membres influents du village discutent avec les autres villageois et, le moment venu, s’expriment aux noms des autres pour élire tel ou tel. Le village étant petit et les délibérations publiques (chacun peut venir même si nombreux sont ceux qui restent chez eux) il existe assez peu de fraudes. 

Les candidats à la succession

Les candidats à la succession d’Eckart s’expriment après son discours. Parmi les prétendants on dénombre Viktor Krauss, le candidat perpétuel mais qui n’arrive jamais à obtenir les faveurs du peuple de Flussberg. Ce dernier met en avant les difficultés rencontrées par les habitants et notamment la question de la pression fiscale qu’il estime être arrivée à un point tel qu’elle demande une réponse immédiate. Il souhaite baisser les taxes pour accroître l’attractivité du village et développer le commerce fluvial et pour cela il propose une alliance avec la ville franche d’Übersreik. Il accepte le risque du bras de fer.

Herbert, quant à lui, pense comme Franz que le problème vient du manque de productivité du village. Il n’a pas eu vent des mystérieuses plantes envoyées par le Graf pour aider les autres villages comme le dit Friederich, mais il se souvient que les terres de Flussberg avaient un rendement tout à fait suffisant pour tout le monde du temps de ses parents. En l’état il doute de la capacité du village à produire suffisamment pour être un allié digne de ce nom pour Übersreik.

Le vieux Wolfart lui, fulmine. Il trouve les membres de l’assemblée complètement inconscients des véritables problèmes auxquels le village doit faire face et en l’occurrence des bêtes plus agressives, des bandes de peaux-vertes en maraude qui rôdent de plus en plus près du village, etc.. Il veut aller négocier avec le Graf l’octroi d’une garnison spéciale pour défendre le village mais pour rendre le deal viable faire construire une tour de guet et de quoi contenir une garnison aux frais des villageois.

Eckart pour sa part est assez sceptique quand à une alliance avec Übersreik, notamment parce qu’en en s’opposant au comte et à l’Empereur il ne provoque la colère de Sigmar. D’autre part il craint que son départ ne fasse perdre à Flussberg une grande partie de son influence au sein du conseil du Graf. 

La carte dévoilée

Alors que les convives se retirent un à un, Hans prend Eckart en appartée et lui confie qu’il a trouvé un document qu’il pense être une carte dans les affaires de son vieux maître. Eckart regarde le parchemin et lui explique que de prime abord il ne sait pas en quoi il consiste mais il peut se pencher dessus si Hans accepte de le lui laisser pour quelques jours. Hans décide donc de lui laisser le document pour étude.

Deux nouveaux visiteurs

Le lendemain matin, vers 9h00 du matin, les personnes présentes au village sont sorties de chez eux par des bruits de discussions à l’extérieur. Une fois sortis ils peuvent apercevoir deux personnages jusque là inconnus à l’entrée du village. L’un d’eux, un homme élégant portant un bandeau lui cachant un oeil et montant un cheval, est en discussion avec Eckart. Le second est une homme plutôt costaud qui surveille la foule, et qui, une fois l’entrevue avec Eckart, se dirige vers l’auberge pendant que le cavalier, lui, se rend chez Eckart.

Hans va à la rencontre de l’homme qui se rend vers l’auberge. Autour d’une bière la discussion s’oriente assez vite sur les conditions du village et de ses habitants. L’absence de palissade semble inconcevable aux yeux de l’étranger. Ce dernier paraît avoir une opinion pas très positive de Flussberg. Il confie être en charge de la protection du cavalier arrivé avec lui. 

Le nouveau régisseur

Karl a décidé d’aller chercher les informations auprès du péager du village : Manfred. Ce dernier possède une petite cahute à l’entrée de la route du village et a plutôt mauvaise réputation car il est en charge de la perception des taxes et impôts du village ainsi que des taxes fluviales. C’est un homme qui a vrai déficit de sympathie auprès des membres du village. Pourtant lors de la discussion il confie avoir trafiqué un peu les comptes en faveur des habitants du village. Autour d’un petit verre d’alcool local Manfred apprend à Karl que le vieux régisseur Adolphe qui était là depuis plusieurs années a été remplacé par un nouveau : l’homme au bandeau. Il ajoute que cette nouvelle arrivée va entraîner nécessairement une hausse des impôts pour le village et Manfred semble craindre autant que Karl cette inflation.

La nouvelle de l’arrivée de Malenbach, le nouveau régisseur comtal, est ensuite confirmée par Eckart lui-même qui fait une annonce officielle sur la place du village. Il indique que la situation compliquée du comte entraîne une hausse d’1/10e de l’impôt. Cette nouvelle entraîne une réaction épidermique de Viktor qui s’insurge contre la hausse d’un impôts garantissant une protection du village qui lui semble inexistante. Franz et Wolfart lui donnent raison en s’interrogeant publiquement sur la source du danger et sur les interventions comtales.

Eckart indique ensuite que le village est responsable du précepteur et de son confort, ce qui implique que ce dernier va vivre à l’oeil pour les prochains jours. 

Retour au jardin de Morr

Hans, Karl et Franz décident ensuite de se rendre à l’oratoire de Morr, les deux frères souhaitant fleurir la tombe de leurs parents.

En arrivant à l’oratoire et près de la maison de Hans, ils constatent que la porte de la maison est entrouverte, il s’approchent le plus discrètement possible, pensant être confrontés à des voleurs ou des maraudeurs. Mais leurs cris de semonce n’entraînent aucune réaction visible. En entrant dans la maison, ils peuvent voir que tout a été retourné et une partie des meubles éventrés, le bureau est explosé et les papiers du vieux Gunthar ont été volés. La porte de l’oratoire est elle aussi fracturée bien qu’elle ait été remise en place. Karl jette un coup d’oeil autour des bâtiments et trouve des traces de pas de plusieurs hommes qui partent vers le sud avant qu’il ne perde leurs traces. Cependant Karl se rappelle que dans cette direction, au sud du village, se trouve une ancienne grotte : la Grotte de la dame.

Une fois le lieu sécurisé, ils retournent au village, Hans estimant qu’il vaut mieux pour lui ne pas rester ici pour le moment. Ils se rendent dans un premier temps chez Eckart pour lui faire part de leur découverte. Ce dernier leur explique qu’il n’arrive pas encore à déchiffrer la carte que Hans leur a ramené. Hans pense qu’une personne du village a eu vent de la mort du vieux prêtre et qu’il est possible que cette personne sache aussi que la carte est à présent chez Eckart qui ne semble pas s’en inquiéter outre mesure.

Hans souhaite ensuite prévenir le régisseur et va donc à sa rencontre à l’auberge du village mais Molenbach le reçoit de manière hautaine et froide et se désintéresse totalement de ce cambriolage au grand désarroi de l’initié de Sigmar. La conversation tourne court et Hans décide en conséquence d’avertir son ordre du peu de politesse et de serviabilité dont a fait preuve de le régisseur par une missive bien sentie. 

Un raid nocturne

Pendant que Hans est hébergé dans l’auberge du village, Franz repart chez lui et Karl se rend dans la cabane en forêt de Wolfart. Celui-ci n’est pas là mais Karl l’attends posé sur son toit.

Durant la nuit alors que le vent tombe, Karl peut distinctement entendre des petits cris qui viennent dans sa direction, il peut d’ailleurs observer les fourrés bouger à une dizaine de mètres de lui. Il comprend que ce sont des gobelins et qu’il s’agit d’une petite bande d’une trentaine d’individus.

Au même moment, Franz est réveillé par l’un de ses enfants qui l’informe que des bruits se font entendre dans la cour de la ferme. Les ouvriers agricoles qui vivent dans un des corps de la ferme doivent se barricader pendant que Franz et sa famille font de même dans leur partie. Il regroupe toute sa famille dans sa chambre, ouvre sa fenêtre et lance des pièces pour les faire partir. Finalement il doit tenter de les faire partir avec sa fronde alors même que les gobelins commencent à incendier les bâtiments de la ferme. Au loin la cloche du village retentit et les gobelins commencent à quitter les lieux.

En ville, le reste de la troupe des peaux-vertes est en train de tout attaquer mais doit faire face à la résistance des villageois, menés par les miliciens et certaines personnalités au nombre desquelles le régisseur comtal.

Les dégâts sont lourds et on compte de nombreuses pertes humaines dont un ouvrier de Franz. La maison d’Eckart a fait l’objet d’une attaque elle aussi et le chef du village a été blessé dans l’attaque. Il témoigne que les gobelins sont passés directement vers le bureau et ont tout retourné. L’ouvrage de cartographie de Eckart a été vandalisé aussi et la carte subtilisée. Les assaillants sont passés par la fenêtre. 

Un lourd bilan

Une fois les assaillants repoussés, vient l’heure de panser les plaies. Plusieurs bâtiments ont été incendiés et certains flambent encore. Une chaîne humaine s’est notamment organisée pour tenter de mettre fin au feu qui a pris dans la grange à blé, à l’intérieur de laquelle sont stockés les graines, le fourrage, etc. La maison d’Eckardt elle aussi est en train de prendre feu est une partie des villageois viennent prêter main forte aux habitants dont les demeures sont touchées par les incendies.

Des défenseurs gisent dans la rue principale de la ville

Rixe sur le bord de la rivière

Sur le bord de la rivière, gisent trois corps de Gobelins qui semblent avoir été passés au fil de l’épée par un groupe d’hommes. Les traces des hommes se dirigent vers la rivière.


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